Découvrez les animaux qui font la richesse de Juraparc. Entre faune locale et espèces emblématiques, le parc vous invite à observer ces animaux dans un environnement naturel et respectueux de leur bien-être. Une rencontre fascinante pour petits et grands, au plus près de la vie sauvage.
L’ours brun grimpe avec agilité et nage sans peine. C’est aussi un animal rapide, capable de courir à près de 50 km/h sur de courtes distances. Le flair et l’ouïe sont ses sens les plus performants.
50 km/h
en pointe, sur de courtes distances
6 à 7 mois
de gestation
2 ou 3
oursons par portée
300 à 400 g
à la naissance
Les ours bruns vivent en solitaires, sauf en période d’accouplement. En Europe, ils habitent des régions montagneuses à forêts étendues. La surface de leur domaine varie selon l’abondance des ressources alimentaires. Ils y tolèrent des congénères : ce ne sont donc pas des animaux territoriaux comme le lynx et le loup.
Bien qu’ils ne tombent pas véritablement en léthargie, les ours bruns se retirent dans une grotte pendant l’hiver. Plusieurs mois durant, leur organisme fonctionne au ralenti : la température du corps baisse un peu et les battements du cœur s’espacent. Ils ne boivent et ne mangent rien, vivant sur les réserves de graisse constituées durant l’automne.
L’accouplement des ours a lieu au début de l’été. Après six à sept mois de gestation, donc à la période la plus froide, en janvier ou février, la mère met au monde deux ou trois oursons minuscules dans son gîte hivernal. À leur naissance, ils sont aveugles, sourds et presque nus ; ils ne pèsent que 300 ou 400 grammes. Régulièrement allaités, les petits grandissent rapidement. Au printemps, ils quittent la grotte pour la première fois. Ils restent au moins une année et demie avec leur mère, qui leur apprend ce qui est consommable, où il faut aller et à quel moment pour trouver de la nourriture.
Après s’être séparés de leur mère, les jeunes ours restent encore ensemble durant l’été, avant de se disperser. Souvent, les jeunes femelles restent dans la région, tandis que les jeunes mâles s’en vont très loin à la recherche de régions inoccupées. Bien qu’ils n’atteignent leur taille adulte qu’à 8 ou 10 ans, les ours sont capables de se reproduire dès l’âge de 4 ou 5 ans.
Une meute se compose de 2 à 7 individus. Seuls les deux loups dominants (la femelle « alpha » et le mâle « alpha ») se reproduisent. Mais tous les membres du groupe participent à l’éducation des louveteaux.
2 à 7
individus par meute
4 kg
de nourriture par jour
10 jours
sans manger possible
10 kg
avalés en un seul repas
Chasse et défense sont aussi des tâches communes. Dans une meute de loups, les relations sociales sont très développées. La meute est strictement hiérarchisée. La femelle dominante en est la figure centrale : c’est elle qui contrôle la reproduction. En hiver, la remise en question de la hiérarchie donne parfois lieu à de violents combats. Les perdants sont en général chassés de la meute.
À l’âge d’un ou deux ans, les jeunes partent à la recherche d’un partenaire et d’un territoire. Ce sont eux qui colonisent de nouvelles régions.
Le loup est un chasseur spécialisé à denture typique de carnivore. Pour survivre durablement dans une région, il a besoin d’une certaine quantité de grosses proies (chamois et cerfs en particulier). Il complète son menu de petites proies animales, de fruits, de champignons et d’insectes. Opportuniste, le loup est capable de consommer aussi des charognes et des déchets. En moyenne, le loup a besoin de quatre kilos de nourriture par jour. Il peut rester 10 jours sans manger. Mais si la chasse est fructueuse, il peut ingurgiter d’un coup jusqu’à 10 kilos de chair fraîche : une solide réserve.
Les bisons sont des herbivores ruminants, comme les bovins, et leurs anatomies sont très voisines. Leur tête est cependant plus courte et plus grosse.
-50 à +35 °C
supportés à l’état sauvage
14 paires
de côtes, contre 13 chez le bovin
300 kg
de fourrage par mois d’hiver
Plein air
le bison ne supporte pas le confinement
Leur tête est recouverte d’une abondante crinière qui retombe sur les épaules, alors que l’avant du corps est recouvert d’une épaisse toison. Très épaisse en hiver, cette fourrure se détache et tombe par la suite en été, ce qui peut signifier l’adaptation de cette espèce à des variations climatiques importantes. Le bison peut être considéré comme un animal très rustique, puisqu’à l’état sauvage, il résiste à des températures qui s’échelonnent de -50 °C à +35 °C et peut trouver sa nourriture même sous une épaisse couche de neige. Par ailleurs, le squelette diffère par le nombre de paires de côtes : 14 au lieu de 13 chez le bovin.
En revanche, en élevage, la surface disponible par animal est nécessairement limitée et ne suffit pas à son entretien. Il est donc nécessaire de réaliser une aire d’affouragement hivernal sur sol stabilisé, mais sans bâtiment, car l’élevage se pratique en plein air, le bison ne supportant pas le confinement. On veillera cependant à installer un râtelier couvert pour limiter le gâchis de fourrage distribué, et à prévoir son stockage pour l’hiver (environ 300 kg par bison adulte et par mois d’hiver).
L’alpaga, comme le lama, est un mammifère domestique de la famille des camélidés. Dans son milieu naturel, la cordillère des Andes en Amérique du Sud, l’alpaga vit jusqu’à environ 4 500 mètres d’altitude.
4 500 m
d’altitude dans les Andes
11 mois
de gestation
7 kg
en moyenne à la naissance
3 estomacs
au lieu de 4 chez les ruminants
Aujourd’hui, l’élevage de l’alpaga s’est développé sur toute la planète. L’alpaga est plus petit et plus touffu que le lama. Il est surtout utilisé pour sa laine, car il en produit beaucoup et d’une qualité constante, avec une couleur uniforme. Comme les autres camélidés, l’alpaga crache, mais seulement s’il se sent vraiment en danger. C’est un animal très sociable qui ne peut vivre seul.
Les petits camélidés ne sont pas classés dans la famille des ruminants (3 estomacs au lieu de 4 chez les vrais ruminants), mais ils ruminent quand même. Ils se nourrissent essentiellement d’herbes et de foin. En effet, leur système digestif est beaucoup plus efficace que celui d’un autre ruminant.
Lorsque plusieurs mâles convoitent la même femelle, les rapports entre eux peuvent devenir très brutaux (morsures, coups de tête…) et aller même jusqu’à la mort pour l’un d’entre eux. L’idéal est donc de séparer les femelles des mâles, pour éviter les conflits entre mâles.
L’alpaga n’a pas de période de reproduction déterminée ; c’est la saillie qui déclenche l’ovulation. Cependant, la majorité des naissances ont lieu durant la saison chaude, ce qui permet au petit de sécher. En effet, sa mère ne le lèche pas. La saillie dure en moyenne une demi-heure. Ensuite, la femelle porte 11 mois avant la mise bas. Pendant les 7 ou 8 premiers mois, le petit se développe mais ne grossit pas, d’où la difficulté de vérifier si une femelle est pleine ; ensuite il se met à grossir jusqu’au terme. La femelle donne naissance à un seul petit par an. Un bébé alpaga pèse en moyenne 7 kg et possède déjà une toison de quelques centimètres. Elle allaite son petit environ 6 mois. Une femelle est adulte à 6 mois, mais elle n’a pas encore fini sa croissance. Un mâle est, quant à lui, adulte entre 2 ans et demi et 3 ans.
Dans la nature, les cerfs vivent en général en hardes. Surtout les biches et les jeunes mâles vivent ensemble. Le mâle adulte est solitaire et rejoint les biches seulement pendant le rut.
1 mois
de brame, dès la fin de l’été
8 mois
de gestation
70 à 90 cm
de bois chez le mâle
10 à 16 cors
parfois plus
Le rut est marqué par le cri rauque et retentissant du mâle (le brame) dès la fin de l’été et dure environ un mois. Le cri du brame s’entend à plusieurs kilomètres de distance. Le mâle avertit ainsi les femelles réceptives de sa présence et intimide ses concurrents potentiels qui s’aventureraient sur son territoire. Il devient particulièrement agressif à ce moment-là. En cas de rencontre avec un autre mâle, après une phase d’intimidation, les deux adversaires vont mener un combat très violent durant lequel ils se projettent la tête en avant l’un contre l’autre dans le but de déséquilibrer l’adversaire.
Le temps de gestation est de 8 mois et la biche donne naissance à un seul faon dès mi-mai. Le petit est appelé « faon » jusqu’à l’âge de 6 mois. Ensuite, de 6 mois à 1 an, on l’appelle « bichette » si c’est une femelle et « hère » s’il s’agit d’un mâle. De 1 an à 2 ans, quand les bois commencent à pousser, le jeune mâle est appelé « daguet ».
Le cerf est herbivore et ruminant. Il se nourrit principalement de végétaux : des herbes diverses auxquelles s’ajoutent des feuilles d’arbre et d’arbuste, des bruyères, des champignons, des écorces et des fruits, glands, marrons et châtaignes, selon la saison.
Seul le mâle porte des bois. Chaque année, entre février et mai, il les perd. La repousse a lieu jusqu’à fin août et les bois atteignent leur plein développement avant la période du rut. Le nombre total de cors (pointes, andouillers) varie entre 10, 14, 16, parfois plus. Ce nombre, sans rapport avec l’âge, reflète plutôt la qualité de l’habitat et dépend aussi de la qualité génétique de l’animal. Les bois mesurent environ 70 à 90 cm de long et pèsent généralement 1 à 3 kg.
La mini ferme de Juraparc vous invite à découvrir différents animaux de ferme, à les voir vivre ensemble et à les toucher. Et les alpagas habitent juste à côté !
Bon à savoir : il est possible de nourrir certains animaux de la basse-cour, mais uniquement avec la nourriture vendue à la billetterie.